Celles qui viennent

Elles seront flottantes comme des voiles de bateaux échoués.
Un voile blanc troué de toutes parts entre les rochers affleurant, devenu nid de goélands.

Elle seront amères, comme le thé de minuit, infusé toute la journée.
Une gorgée pour marquer le souvenir du temps entre levé et couché, quelques gestes, et rien de singulier.

Elles seront enfantines, de cette grâce garçonnière qui ne craint jamais d’offenser.
Des yeux noirs plantés dans les vôtres, sans une once de vérité cachée, regards insoutenables que l’on aura vite dressés.

Elles seront d’ailleurs, d’un là qui n’existe encore pas, il y a impossibilité à dire cela.
Un chaos bruissant et serpentin, murmures rieurs et grincements d’ongles sur les parois luisantes non encore soumises à la déconstruction analytique.

Elles seront là.

Et, il faudra alors vous taire.

©CatherinePierloz2013

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