Le dur labeur des dieux possesseurs

Vous traverser, vous autres, humains !
Se faire vent comme une lame effilée, prendre un élan, rencontrer l’obstacle si tendu de vos corps et éprouver le choc des densités.
Sentir le resserrement, l’amplitude sans forme, sans contrainte.
Apprécier la différence de texture.
Peaux spongieuses résistant à l’assaut par trop de souplesse.
Ou peaux cuirasses, resserrées autour de la chair comme un avare agrippé à son magot.
Préférer les peaux mâles après le combat, peaux ouvertes par la chaleur, huilées par la sueur, odorantes et singulières, fermes et musculeuses.
Puis prendre possession.
Aller partout.
Se frotter au cœur.

©CatherinePierloz2014

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