Ce qui advint de nous

Retour sur les bergamotes sauvages.

On ira au bois de jouvence.

Les astres ont des fleurs rouges à la boutonnière.

S’amorcent bien des choses dont nous ne savons encore rien.

Des recueils et des trous à rats pour les berges enfantines.

Des drapeaux en robes d’épousailles.

Du charbon pour remplir les poches.

Nous irons de franchissements en dérélictions.

Nos voiles n’auront plus de ports.

S’inventeront nos langages pour ce temps-là.

Des langues d’organum et de térébenthine.

Nous soufflons sur nos ardeurs.

Qu’elles durent au moins jusque là.

©Catherine Pierloz 2018

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.