Quand tu aimes, il faut émonder

Quand tu aimes, il faut émonder et greffer aux ronces de tes chevilles une rose, ainsi se dessine le début : un aubépinier.

Quand tu aimes, il faut émonder et noyer d’autre chose ce qui se tord-là et qui doit n’avoir d’autre nom que soi.

Quand tu aimes, il faut émonder et épouser une amande de printemps à la coque soyeuse comme un bouton de rosier.

Quand tu aimes, il faut émonder et enraciner les buvards bleutés qui boivent le ciel de tes cheveux et enfourchent une valse sur un air de matamore.

Quand tu aimes, il faut émonder et engranger une danse d’épis joyeux et aussi des myrtilles de farfadets car il en manquera là-bas.

©Catherine Pierloz – 13 janvier 2022

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